Je cours seul, toujours. Je ne sais (presque) jamais à  quel rythme je vais courir, et je ne veux pas accélérer pour suivre un partenaire, ou ralentir pour rester dans un groupe.

Quand je cours, je me retrouve dans un monde à  part, où je suis seul. Je porte des vêtements réfléchissants et j'évite autant que possible les pistes cyclables car je perds toute notion de ce qui m'entoure. Quand j'atteint cet état, les kilomètres déroulent sans que je les sentent. C'est d'ailleurs pour cela que je dois faire une pause ces jours-ci: j'ai trop couru la semaine dernière.

Et c'est pour cela que je serai jamais un bon courseur, je cours pour me retrouver seul avec la rue, j'en oublie complètement mes temps.

Car je peux ressentir cet libération à  des rythmes très différents, et sur des distances variées.

J'aime bien courir, et j'aime bien courir la nuit.